EXPO PHOTO

Une rencontre, Une Oeuvre.

du 18/11/2021 - 18/02/2022

 

 

Salvador Dali, Jean Clemmer: 

Une rencontre, Une oeuvre

 

 

Le Studio Sabralon présente Salvador Dalí, Jean Clemmer, Une rencontre, Une œuvre organisée en collaboration avec les archives Jean Clemmer, dirigées par Hélène Clemmer Heidsieck.

 

Présentée pour la première fois à New York (2019), cette exposition de photographies représente une longue collaboration créative et amicale entre le photographe Jean Clemmer (1926 – 2001) et l’artiste surréaliste Salvador Dalí (Figueres, 1904 – 1989).

 

 

Le photographe Alon Assouline et Hélène Clemmer-Heidsieck présente au studio Sabralon le jeudi 18 Novembre 2021, une sélection des travaux de Jean Clemmer réalisés en collaboration avec Salvador Dalí.

 

Salvador Dalí avec qui Jean Clemmer passait de longs moments de recherches artistiques (les mises en scènes, les Métamorphoses) depuis ce jour de 1962 où il était venu à Cadaquès frapper à sa porte. La naissance des « Métamorphoses » 1974 : vision surréaliste de la femme, a eu lieu le jour où Salvador Dalí lui demanda « Jean, pourriez-vous photographier une apparition ? ». Ce qu’il fît en superposant des diapositives avec comme toile de fond la femme son éternel sujet, mariée à la nature, à l’architecture, aux portraits de Dalí, ou à « La pêche au thon » oeuvre majeure du peintre. Toutes les « Métamorphoses » de Jean Clemmer autour de Salvador Dalí sont reconnues par la Fondation Gala-Salvador Dalí à Figueras et portent le copyright de celle-ci. Cette exposition présente aussi des photographies tirées de son livre « NUES » femmes nues habillées de Paco Rabanne (1969) ainsi que quelques sujets libres.

 

« Les Métamorphoses »

 

Image étant le début d’imagination, la surimpression ou ce que les photographes appellent le sandwich, c’est la rencontre, le mariage, ou parfois le flirt entre deux images qui deviennent une complémentarité ou un tout. On dit que la photographie est un privilège. Privilège de capter un instant, un fragment de vie, un geste. Cocteau disait que la lune est le soleil des statues et qu’écrire consiste à mettre de la nuit en plein jour. On rejoint le mystère de la chambre noire d’où s’échappent les images qui s’y trouvaient enfermées. Le fait de fondre deux images en une seule est un rêve éveillé qui peut être de diverses essences, oniriques, érotiques, poétiques, voire surréalistes.

Ainsi m’est venue l’idée d’en faire une suite de Métamorphoses où se croisent, se rencontrent, ou se choquent deux images destinées à n’en faire qu’une. Les clés n’ouvrant pas toutes les portes, il est des portes qui refusent de s’ouvrir ou de se fermer. En choisissant la clé des champs, qu’il me soit permis de remercier Nicéphore Nièpces et Lord Sandwich de m’avoir fait commettre ces quelques méfaits « photo-graphiques », issus comme chacun sait d’un film qui choisit la liberté en sortant d’une chambre noire qui le tenait séquestré. Ce jeu est un rêve éveillé et comme la « photo-graphie » nous en donne les clés, je considère le « photo-graphe » comme un être privilégié. À lui de choisir ses acteurs, ses saisons, sa lumière qui lui sont propres. À lui de marcher au plafond, de mettre le soleil à l’envers, de faire d’une femme une colline ou une statue de sel, de s’y promener, de s’y étendre, de mettre de l’eau ou il n’y en a pas, de supprimer les nuages, de faire l’ombre mauve et de s’y noyer pour un instant. Il était tout naturel de choisir la Femme pour ce genre de travail. Chaque homme a sa plage, la mienne est habitée par la Femme. C’est pourquoi j’ai choisi cet été d’arrêter ces quelques instants. Jean Clemmer Octobre 74 les premières « métamorphoses »